Jeudi 2 juillet 2009
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Un merveilleux parfum d'oseille, 1969, réalisé par Rinaldo Bassi (France), avec Françoise Rosay (Louise de Kerfuntel), Hélène Dieudonnée (Louise de
Kerfuntel), Francis Blanche (Loic de Kerfuntel), Yves Rénier (Yves de Kerfuntel), Patrick Préjean (Hervé de Kerfuntel), Jean Carmet (Karl de Kerfuntel), Noel Roquevert (Guillaume de Kerfuntel),
Catherine Jourdan (Marianne), Michel Serrault (Commissaire Le Gac), Jacques Duffilho (Job, le valet), Michel Galabru (le notaire). Le jeune baron Yves de Kerfunkel vient d'apprendre la
mort d'un de ses oncles éloignés. Il se rend donc sans tarder (tout en démissionant de son poste de bureaucrate), au chateau familial, afin d'assister aux obsèques de cet oncle qui (pense t'il)
lui lègue toute sa fortune. Quelle n'est point alors sa déception de constater que d' autres héritiers sont aussi présents pour l'ouverture du testament. Plus grande et amère l'est elle
encore, sa déception, lorsqu'il apprend que c'est d'abord sa tantine Louise de Kerfunkel, soeur du défunt, qui héritera en premier, lui n'arrivant qu'en 7è sur la liste... Ce qui fit déborder le
vase, c'est lorsque la tante Louise, annonça le soir à table, qu'elle allait désormais mener grande vie et dépenser TOUS ses sous à la roulette et au Black Jack! La décision du Baronet est
immédiatement prise: il lui apparait comme vital d'aider toute cette joyeuse clique d'héritier à passer l'arme à gauche avant que ce "maudit" héritage ne soit complètement dilapidé par
eux.
Ok, Ok, je sais ce n'est pas un giallo !!! Mais peu s'en faut. Après tout, il aurait été réalisé en Italie avec des acteurs italiens, aurait été traité sur le mode tragique et non comique et
on l'aurait classé de suite dans la catégorie qui nous intéresse, non? Car tout est la: un héritage, des héritiers, un meurtrier qui fait passer tout le monde à la trappe, de façon fort originale
en plus... Alors pourquoi bouder son plaisir ? Cela ne coute rien de parler du film, qui reste (dans mon souvenir, car malheureusement on ne le voit plus guère à la télé et il est introuvable en
vidéo), un petit chef d'oeuvre d'humour noir typique des années 60. Les plus "grands" comédiens (comiques) français sont réunis pour la circonstance: Françoise Rosay (qui après le succès de "Faut
pas prendre les enfants du bon Deu..." entamait une troisième carrière, comique cette fois-ci), Hélène Dieudonnée, la "mamie gateau" (mais pas gateuse) du cinéma français, Francis Blanche,
Jean Carmet, Noel Roquevert, Michel Galabru, Jacques Dufilho et Michel Serrault que l'on ne présentent plus... Plus un petit nouveau (qui avait déja joué quand même dans
"Les cracks" et "Le cerveau" avec Bourvil, "Le tatoué" avec Gabin et De Funès" ou
"Clérambard" avec Noiret", excusez du peu) qui fera une honorable carrière dans le comique, un certain Patrick Préjean. Ajoutez a cela le beau gosse de service, le
commissaire Yves Rénier - Moulin en personne, qui tentait après une belle persée à la télévision ("Belphégore", "Les globbe-trotters") de se faire un nom au cinéma.
Bon, ok on a aussi Catherine Jourdan, qui n'est peut-être pas l'actrice Française la plus comique à laquelle on aurait pu penser, mais bon, elle n'a pas un énorme rôle (quoi que...). Bon,
revenons à nos moutons, ou plutôt à nos macchabés. Chacun d'entre eux va mourir d'une manière fort originale: la première, bien sur, sera Francçoise Rosay , qui verra les freins de son
fauteuil roulant éléctrique être sabotés et qui finira donc noyée dans le bassin du chateua. La pauvre Hélène Dieudonnée, qui a le coeur fragile, devait trépasser avec l'aide d'un fantôme
fantôche, mais c'est une peluche géante qui l'aidera à voir les anges. Noël Roquevert, en savant fou, finira en fumée, Francis Blanche en historien déjanté, passionné de Moyen-age, finira...
sous un rouleau compresseur tantdis que Jean Carmet finira sous les sabots, non pas d'Hélène (qui est déja morte, on suit un peu !!!) mais de son cheval. Tout cela bien sur sous le
regard hagard de ce pauvre Michel Serrault, inspecteur de police pas très doué pour résoudre les crimes à répétition. Et dans la bonne humeur bien sur, car le film ne se prend pas une minute au
sérieux et permet à tout ce joli petit monde de cabotiner à souhaits... Je tairais la fin (à rebondissement quand même) et ne trahirais l'esprit du film, que pour dire qu'il n'y a peut etre pas
qu'un assassin (voyez, cela aurait pu faire un bon giallo...). En tout cas, si vous avez l'occasion de le voir (ou le revoir), n'hésitez pas, vous passerez de délicieux moments...