Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 14:45
1ère époque : « Le crime était presque parfait ».

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La Lama nel corpo ( Les nuits de l’épouvante) , 1966, réalisé par Elio Scardamaglia (Italie) avec William Berger (Docteur Robert Vance), Françoise Prévost (Claudine), Mary Young (Elizabeth Vance), Delphi Maurin (Laura, la sœur d’Elizabeth), Barbara Wilson (Mary), Harriet Medin (Sheena), Massimo Righi (Fred). Les pensionnaires d’ un asile d’aliénés du Norfolk sont les victimes d’un maniaque cagoulé qui les tuent un à un. Le docteur qui dirige l’établissement ne voulant pas que la police vienne fourrer son nez dans ses sombres affaires, enterre discrètement les cadavres au fur et à mesure avec la complicité de quelques employés. Mais voilà que débarque une jeune femme qui prétend avoir eu un accident et qui demande l’hospitalité. Celle-ci est en fait une prisonnière évadée…

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L’intrigue se situe à la fin du XIX ème siècle, ce qui pour une fois dans un giallo, fait preuve d’originalité. Les pauvres victimes sont des malades mentaux dont personne ne se soucie guère, étant donnés qu’ils sont fous. Les fausses pistes sont donc nombreuses et tout le monde commence à devenir très rapidement suspect Surtout le bon docteur Vance qui poursuit, en secret bien sur, des expériences sur des rats…Le tueur ganté,  tout vêtu de noir, guette patiemment chacune de ses victimes qu’il tue sadiquement, armé de son beau rasoir. Bref un beau giallo gothique des premières heures. On retrouve avec surprise, mais non sans plaisir, la belle actrice française, Françoise Presvost ("La chatte", "Mont-Dragon") dans un role surprenant. Wilmlaim Berger reviendra quelques années plus tard au giallo, dans le très déroutant "5 bambole per la luna d'agosto" de Mario Bava, avec Edwige Fenech, puis en 1972 dans "Mio caro assassino".
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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 13:57
1ère époque : « Le crime était presque parfait ».

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Il Terzio occhio (Le froid baiser de la mort), 1965 réalisé par Mino Guerrini (Italie) avec Franco Nero (Comte Graf Mino), Erika Blanc (Laura / Daniela), Olga Sobelli (La mère de Mino), Gioia Pascal (Marta), Marina Morgan (la femme du night-club), Richard Hillock (le docteur). Le comte Mino, à ses heures perdues, assassine des filles de petites vertus parce que sa gouvernante a tué sa femme, dont elle était jalouse, dans un accident de voiture. Et voilà qu’un jour, juste après que sa mère, elle aussi, soit passée de vie à trépas, que débarque sa belle sœur, qui ressemble étrangement à la défunte épouse…
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Un des premiers films de Franco Nero, certainement un de ses moins connus. Il interprète ici un noble italien, dominé à la fois par une gouvernante digne de « Rebecca » et une mère digne de « Psychose », et qui, après avoir perdu tragiquement la femme de sa vie, sombre dans la folie meurtrière (il tue des prostituées) et la nécrophilie (il garde auprès de lui le cadavre de sa bien aimée). Evidement le pauvre homme est manipulé par ces créatures de rêves qui l’entourent et cela finira très mal pour certaines d’entre elles… Un giallo des premiers instants qui ne laissera certainement pas beaucoup de traces dans la mémoire des cinéphiles, malgré le fait que Ruggero Deodato soit l’assistant du metteur en scène. 

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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 11:54
1ère époque : « Le crime était presque parfait ».

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Il Mostro di Venezia, (Le Monstre de Venise) 1965, réalisé par Dino Tavella (Italie), avec Luigi Martocci (Andrea Rubis), Maureen Brown (Nicky), Luciano Gasper, Anita Todesco, Francesco Bagarin, Alba Brotto, William Caruso, Vicky del Castillo. La population de Venise est en proie à la panique. Plusieurs jeunes femmes, aperçues se promenant le soir près des canaux de la ville, ont mystérieusement disparues. Reporter dans un grand quotidien, Andrea Rubis, décide de mener sa propre enquête, s’opposant en cela à son supérieur hiérarchique qui ne croit nullement qu’un monstre sanguinaire se terre dans les catacombes vénitiennes . Bientôt, la petite amie du reporter est elle aussi attaquée par le monstre qui l'entraine dans son repère...
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Cette fois-ci le tueur de l’ombre ne porte plus du cuir mais du caoutchouc. Et il revêt ainsi sa combinaison de plongée chaque nuit pour tuer et entraîner au fond de l’eau ses victimes, qu’il va ensuite exposer, momifiées, dans une des sombres cryptes qui arpentent les sous-sols de la cité lacustre. Inspiré d’une œuvre d’Edgar Wallace (c’est pourquoi on hésite à le classer dans un giallo, puisqu’il pourrait tout aussi bien être considéré comme un Krimmi), ce petit film a fait les beaux soirs des salles spécialisées dans les films d’horreur comme le Brady ou le Styx à Paris. En 1988, le cinéaste Hollandais Dick Maas réalisa « Amsterdamned » un remake (inavoué) du film dont l’action se situait cette fois ci bien sur à Amsterdam.
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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 11:51
1ère époque: "Le crime était presque parfait".
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A... come assassino,1966, réalisé par Ray Morrison, (Italie), avec Alan Steel (Giacomo), Mary Arden (Angela), Ivano Davoli (Armando), Aïché Nana (Adriana), Charlie Charun (Julien), Giovanna Galletti (Zia Marta). Après que le cadavre d'un homme soit retrouvé par sa petite-fille dans le manoir familial,  tous les membres de la famille se retrouvent au château pour assister à la lecture du testament. Mais trois d'entre eux seulement en seront les bénéficiaires. Plus précisément ceux qui, après un mois passé dans le château seront encore en vie… 
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Plus un « whodunit » qu’un vrai giallo, ce petit film réalisé par Angelo Dorigo, sous un pseudonyme aux consonances américaines pour mieux se vendre à l’étranger, possède déjà quelques éléments qui feront les codes du giallo : un mystérieux assassin, une ribambelle de jolies victimes, quelques faux coupables, une intrigue tournant autours d’une machination diabolique (ici un détournement d’héritage) et une solution finale assez invraisemblable. On reconnaît dans le rôle principale Alan Stee (alias Sergio Ciani), plus célèbre pour ses interprétations musclées (Hercule, Samson et autre Maciste) que son répertoire « intellectuel » (bien qu'il fut aussi scénariste et producteur), ainsi que la belle Mary Arden, qui s'était illustrée l'année précédente dans "Sei donne per l'assassino" de Mario Bava, en se faisant bruler les mains et le visage sur un pöele en fonte.

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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 09:31

1ère époque : « Le crime était presque parfait ». 
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Crimine a due (La casa sulla fungaia), 1965, réalisé par Romano Ferrara, (Italie), avec John Drew Barrymore (Carlo), Lisa Gastoni (Elizabetha), Luisa Rivelli (Anna Lugani),Jean Claudio (David Lungani), Umberto D’Orsi (le commissaire), Peter Dane (Docteur Boni), Piero Gerlini (le vice commissaire Faraoni), Ombretta Colli (Cristina). David Lugani vit dans une superbe villa avec sa femme, son frère Carlo, aveugle et paralytique, son infirmière et son secrétaire Paolo. Carlo, malgré tous ses handicapes peut prévoir l’avenir et c’est ainsi qu’il annonce la mort prochaine de David. David effectivement meurt d’une crise cardiaque peu de temps après. Mais bientôt l’infirmière de Carlo est tuée de deux coups de revolver. La police porte alors ses soupçons sur la veuve de David et son amant, qui n’est autre que Paolo, le secrétaire. Mais au moment de les arrêter…

Un des premiers films considérés comme un giallo. Une histoire classique : plusieurs meurtres en huis clos autours d’un homme riche dont plusieurs personnes convoitent l’héritage, orchestré par une ombre mystérieuse qui supprime un à un tous les obstacles pouvant la séparer du butin convoité. Fait original, le frère du défunt, qui a le don de clairvoyance, est aveugle ! La femme adultère et son amant sont bien sur soupçonnés en premier, mais il y a le fameux coup de théâtre auquel personne ne s’attend, sauf peut être le spectateur aguerri qui aura bien sur avant les cinq dernières minutes poussé son fameux cri : « Mais bon sang, mais c’est bien sur ! ».

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Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 08:50
1ère époque : « Le crime était presque parfait ».

Mario Bava ayant lancé  avec "Sei donne per l'assassino" un nouveau genre de film, le Giallo, plusieurs metteurs en scènes tentèrent, avec plus ou moins de talent, d'en faire autant. Hélas, tous n'ont pas forcément compris que pour faire partie du Giallo et sortir des sentiers battus du film polcier classique ou du film d'horreur gothique, il y avait un certain nombre de codes à respecter.  Les films qui suivent ont été classés à plusieurs reprises dans des listes de films considérés comme des giallis. Malheureusement, j'ai bien peur que peu d'entre eux puissent prétendre à ce titre. 
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Assassinio made in Italy, (Assassinat à Rome) 1965, réalisé par Silvio Amadio (Italie / France / Espagne), avec Cyd Charisse (Shelley North), Hugh O’Brian (Dick Sherman), Eleonora  Rossi Drago (Erika Tiller), Beni Deus (Charlie Graziano),  Alberto Closas (le médecin), Juliette Mayniel (la jeune visiteuse), Philippe Lemaire (Maturian). Le journaliste américain Dick Sherman enquête à Venise sur la disparition du mari de son ex- petite amie, Shelley North et d’après les maigres renseignements qu’il ait pu trouver, il semblerait que la disparition de  Billy North soit liée à une sombre histoire de trafic de drogue. En effet, le contact de North  vient d’être retrouvé mort, les poches pleines d’héroïne. L’enquête s’avère d’autant plus difficile pour Dick Shermann, et sa jolie collaboratrice, Erika, que les cadavres commencent à s’amonceler rapidement autours d’eux et que le nom du célèbre gangster, Charlie Graziano, revient de plus en plus souvent sur le devant de la scène…
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Etant donné que Silvio Amado a réalisé deux giallis ( «  Il Sorriso della iena » et « Alla ricerca del piacere »), on a tendance à faire passer ce petit film policier pour un giallo, ce qu’il n’est pas vraiment. Cyd Charisse (qui connaissait alors son chant du cygne, la comédie musicale américaine "classique" ne faisant plus recette) et Hugh O’Brian se demandent d’ailleurs ce qu’ils sont venus faire dans cette galère, qui n’est d'ailleurs qu’une gondole…Le film est aussi connu sous le titre : « Il Segreto del vestito rosso » et s'oublie aussi vite qu'il a été regardé.
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Lundi 12 novembre 2007 1 12 /11 /2007 07:51
premiers balbutiements du giallo (suite)


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Sei donne per l’assassino (Six femmes pour l’assassin) 1964 réalisé par Mario Bava (Italie) avec Eva Bartok (Comtesse Christina) Cameron Mitchell (Morlacchi) Thomas Reiner (inspecteur Silvestri) Ariane Gorini (Nicole) Mary Arden (Peggy). La comtesse Christina Como dirige une maison de couture. Une de filles qui lui servent de mannequin est retrouvé étranglée. L’inspecteur Silvestri mène l’enquête, mais d’autres mannequins sont encore assassinées. Toutes plus sauvagement les unes que les autres. 
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Le véritable, à mon sens, premier giallo et surtout un des meilleurs, réalisé de main de maître par Mario Bava, alors au sommet de son art. Au travers de décors somptueux, le metteur en scène nous entraîne dans une histoire savamment embrouillée, ou les fausses pistes sont aussi nombreuses que les coupables potentiels. Bava n’oublie pas qu’avant d’être un réalisateur, il a surtout été un chef opérateur de génie et il inonde le film de couleurs baroques qui créent une atmosphère morbide particulièrement réussie. Le film, pour l’époque, est d’une rare violence, les meurtres perpétrés sur des femmes toutes très belles étant particulièrement barbares (ligotée sur une chaise, l’une des filles a le visage brûlé à vif sur un poêle a charbon, une autre à le visage déchiqueté par un gant en fer, une autre encore est noyée dans sa baignoire). 
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Comme il faut que le meurtrier reste sans visage jusqu’au dénouement, Bava a l’idée géniale de lui draper le visage (s’inspirant des tableaux de Magritte ?), créant ainsi un des premiers et plus tenaces codes du Giallo: le tueur anonyme, masqué. Les gants de cuir font aussi leur apparition, ainsi que le fameux rasoir dit « coupe-chou », qui ici servira pour l’instant uniquement à maquiller un crime en suicide, mais qu’importe. Le policier qui ne comprend pas grand chose à ce qui se passe est introduit lui aussi, en même temps que les faux coupables.Ca y  est,  les principaux codes du Giallo-Sado sont installés, le La (celui des premiers cris ?) est donné. Attention Mesdames et messieurs, dans un instant ça va commencer, installez-vous confortablement dans votre fauteuil, vous n'allez pas le regretter.
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PS: A noter que la musique, n’est pas d’Ennio Morricone comme j’ai pu le lire une paire de fois sur le net, mais de Carlo Rustichelli, qui a composé la musique de plus de 250 films dont celle d’un autre giallo, l’année suivante, « Libido » de Ernesto Gastaldi et Vittorio Salerno.  De même, le scénario, écrit par Marcello Fondato (d'après une histoire soit-disant originale de Mario Bava) présente beaucoup de similitudes avec celui d'un film suédois de 1958, "Mannekäng i rött " (Mannequin en rouge") réalisé par Arne Mattsson.

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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /2007 23:50

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I Tre volti della paura (Les trois visages de la peur), 1963, réalisé par Mario Bava, (Italie), avec Michèle Mercier (Rosy), Lidia Alfonsi (Mary). Le film est compopsé de trois sketchs (« Le téléphone », « Les Wurdalaks » et « La goutte d’eau », mais seul le premier nous intéresse…Dans « Le téléphone », Rosy, est harcelée au téléphone par une voix inconnue qui lui annonce qu’elle va bientôt mourir. Rosy est persuadée qu’il s’agit de son ancien fiancé, qui vient de sortir de prison ou il avait été envoyé suite au témoignage de la demoiselle. Apeurée, elle se confie à sa voisine, Mary, qui n’est peut être pas en fait la personne idéale pour cela…
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On retrouve ici toute l’ambiance gothique chère à Mario Bava, ces couleurs inhabituelles qui lui sont propres et confèrent à ses films (tout du moins ceux de cette période) une atmosphère particulièrement stressante et envoûtante. Calfeutrée dans son studio, passant les ¾ du sketch au téléphone (rouge sang…) la pauvre Michèle Mercier fait penser à un canari dans sa cage, apeuré par le chat qui rôde autours. La voisine, une lesbienne ayant des vues notre angélique héroïne, sera la première dans le giallo d’une longue série d’homosexuelles à la langue bien pendue. Le sketch n’est en fait pour Mario Bava qune petite mise en bouche annonçant la venue prochiane du sublissime « Sei donne per l’assassino ».

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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /2007 18:49
premiers balbutiements du giallo (suite)
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Delitto allo specchio (Les possédées du démon), 1964, réalisé par Jean Josipovici et Ambrogio Molteni, (Italie / France), avec John Drew Barrymore (Anthony), Gloria Milland (Franca), Luisa Rivelli (Caterina) , Antonella Lualdi (Serena), Michel Lemoine (Riccardo), Mario Valdemarin (Carlo). Riccardo, un jeune et riche membre de la Jet-Set italienne, au tempérament aussi artistique qu’hypersensible, a invité plusieurs de ses amis à venir passer le week-end dans son chateau. Ils sont accueillis par l’étrange gouvernante de Riccardo, l’austère Caterina et font aussi la connaissance d’un garçon à moitié fou, Aldo. Pour pimenter la soirée qui semble plutôt morose, Anthony, qui possède des pouvoirs extra sensoriels, décide à la plus grande joie de tous, d’organiser une séance de spiritisme. Au cours de cette séance, Anthony annonce une prochaine tragédie qui endeuillera le château, puis, bouleversé, abandonne ses camarades et quitte le château. Au cours de la nuit, la prophétie d’Anthony se révèle exacte puis que l’on découvre le cadavre de la belle Serena. Celle-ci a été étranglée. Chacun commence à suspecter l’autre. Surtout lorsqu’une deuxième  invitée est de nouveau retrouvée assassinée.
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A mi chemin entre le film d’horreur gothique et le Giallo, « Il Delitto allo specchio » possède cependant assez d’éléments cruciaux faisant partis des codes du Giallo pour figurer dans cette liste : des personnages typés (une gouvernante inquiétante, un play-boy oisif et cynique, quelques belles jeunes filles insouciantes, un mystérieux assassin), des crimes sordides et surtout une atmosphère à la fois baroque et inquiétante, avec en plus ici un zest de spiritisme. On (re)découvre une Antonella Lualdi (oui, la femme du "Commissaire Cordier") plus sexy que jamais, un John Drew Barrymore inquiétant et un Michel Lemoine névrosé, tous absolument parfaits dans leurs rôles. Bien qu’un peu daté désormais, ce petit film mériterait une seconde chance si jamais des producteurs décidaient de le ressortir en DVD.

delitto-allo-specchio-aff.jpg  affiche du film  made by myself....
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Dimanche 11 novembre 2007 7 11 /11 /2007 08:29

Après une première tentative assez réussie (La Ragazza che sapeva troppo) par Mario Bava, le Giallo va encore se chercher pendant quelques années, oscillant entre l'ambiance des "Krimis" (ces films policiers allemands à suspense inspirés par Edgar Wallace) et les films d'horreurs à l'ambiance gothique (inspirés par le cinéma britanique, notament par la célèbre firme Hammer). En 1964 deux films sont l'illustration parfaite

premiers balbutiements du giallo (suite)

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24 ore di terrore, 1964, réalisé par Tony Bighouse, (Italie), avec Roland Sterling (Pierre), Joseph Warrender (Tronchet), Paul Janning (Jean), Lauren Madison (Danielle), Dean Moor (Lafitte), Annie Stuart (Mary). Un personnage mystérieux, nommé Tronchet, débarque à l’aéroport de Fiumicino ou il est pris en charge par Pierre, un individu aussi louche et mystérieux que lui, qui doit le faire passer clandestinement en France.. Alors qu’ils se rendent dans un motel, les deux hommes sont attaqués, et il en faut peu pour que Tronchet ne soit tué. Il décide alors de se faire remplacer par un « sosie », un certain Don Lewis. Celui-ci prend donc sa place, et se rend en France ou il participe à un trafic de stupéfiant. Puis il rejoint le véritable Tronchet dans un vieux château ou celui-ci l’attend avec Pierre, son bras droit. A peine arrivé au château, plusieurs des gangsters de la bande sont assassinés les uns après les autres. Tronchet en vient à suspecter son ami Pierre, puis une certaine Danielle, qui a rejoint la bande il y a peu. Mais la vérité sera toute autre….
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Des gangsters, réfugiés dans un château se font massacrer par un tueur mystérieux.. Une idée peu originale certes, qui se rapproche plus d’un Krimi que d’un giallo dont il a pourtant déjà quelques idées de bases (tueur inconnu agissant dans l’ombre, mise en scène des crimes assez macabre). Mais le film tombe vite en fait dans le banal film policier, le personnage de Don Lewis se révélant être un agent du FBI, celui de Danielle n’étant rien d’autre qu’une vulgaire informatrice de la police française, j’en passe et des moins bonnes… Le choix d’un casting complètement iconoclaste (on reconnaîtra sous le pseudonyme de Joseph Warrender le comédien Pino Colizzi) et d’un metteur en scène très médiocre (Gastone  Grandi , qui a du prendre le pseudonyme de Tony Bighouse certainement pour ne pas être reconnu…) font que ce petit film restera certainement dans les oubliettes du château pendant encore très longtemps…

24-ore-di-terrore-aff.jpg affiche du film, made by myself
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