Mardi 7 juillet 2009

Der monch mit der peitsche, 1967, réalisé par Alfred Vohrer, (Allemagne), avec: Joachim Fuschberger (Inspecteur Higgins), Uschi Glas (Ann Portland), Siegfried Schürenberg (Sir john), Grit Boettcher (Betty Falks), Konrad Georg (Keyston), Harry Riebauer (Mark Denver), Tilly Lauenstein (Harriet Foster), Ilse Pagé (la secrétaire), Siegfried Rauch (Frank Keeney), Claus Holm (Glenn Powers), Gunter Meisner (Greaves), Hans Epskamp (Bannister), Rudolf Schundler (le sergent Hanfield). Un savant véreux qui a mis au point un gaz mortel (juste dans le but de gagner des millions). Mais, alors qu'il a rendez vous avec son commanditaire, il est assassiné par un mystérieux individu vétu d'un habit  d'inquisiteur rouge, qui l'étrangle avec son fouet et lui dérobe sa diabolique invention. Peu de temps après, lors d'une cérémonie religieuse dans la chapelle d'un collège londonnien pour jeunes filles de bonnes familles, une élève meurt, asphixiée, en ouvrant son missel. Scotland Yard, en la personne de l'inspecteur Higgins et de son "collègue", l'aristocratique Sir John, s'empare de l'énquète. Les suspects sont d'autant plus nombreux, qu'il semblerait que les élèves participent régulièrement à d'étranges soirées avec quelques uns des professeurs. Pendant ce temps, l'assassin au fouet fait de nouveaux parler de lui...

L'action se déroule dans un collège de jeunes filles, bien délurées face à des professeurs assez pervers, avec un mystérieux assassin (cette fois-ci vétu de rouge) qui étrangle ses victimes non plus avec une écharpe indienne mais avec un fouet (ce qui est beacuoup plus pratique lorsque la victime est à une dizaine de mètres). Evidement une des collégienne va mettre sa vie en danger en essayant de jouer les Sherlock Holmes en jupette. Il sagit ici de la jolie Uschi Glas que l'on retrouvera quelques années plus tard dans un giallo inspiré d'Edgar Wallace, le très réussi "Sette orchidee macchiate di rosso" (celui la même ou la pauvre Marisa Mell se faisait transpercer sa si jolie poitrine à coup de perceuse électrique) ainsi que dans trois aures Krimis: " "Der Gorilla von Soho" (1968) réalisé aussi par  Alfred Vohrer , Der unheimliche Mönch" (1965), et "Die Tote aus der Themse" (1971). Elle n'est pas la seule habituée du genre. Car, la société la société de production Rialto , engageait souvent les équipes (que ce soient les acteurs, les réalisateurs ou les techniciens) . Pourquoi changer une équipe qui gagne, et donc qui rapporte, devaient se dire les producteurs. Ainsi, Joachim Fuschberger jouera dans d'autres Krimis comme "Der Frosch mit der Maske" (1959), "Die toten Augen von London", "Das Geheimnis der gelben Narzissen ", "Die seltsame Gräfin" (1961) , "Das Gasthaus an der Themse" (1962), "Der Fluch der gelben Schlange ", "Zimmer 13" 'dont je vous ai déja parlé), "Der Hexer" (1964), ou il jouait déja l'inspecteur Higgins, rôle qu'il interprétera une troisième fois dans "Im banne des unheiliche" (1968). On le retrouvera aussi dans les gialli "Contronatura " (1969) et "Cosa avete fatto a Solange?" (1972). Une carrière au service du crime (et du Krimi) bien remplie... Tout comme celle de Siegfried Schürenberg, qui reprendra quand à lui le rôle de Sir John, sorte d'aristocrate un peu has-been ayant mis sa "science de la déduction" au service du Yard, dans pas moins de 12 krimis: "Die tür mit den 7 schlössen" (1962), "Das Gasthaus an der Themse" (1962), Zimmer 13", "Die Gruft mit dem rätselschloss", "Der Hexer" (1964), "Neues von Hexer", "Der unheimliche möch" (1965), "Der bucklige von Soho" (1966), "Die blaue hand" (1967), "Der hund von Blackwood Castle" (1968) et "Die Töte aus der Themse" ( en 1971). Enfin, l
a mise en scène est de notre cher Alfred Vohrer, dont je vous ai parlé récement aussi et qui a réalisé une bonne quinzaine de krimis si mes souvenirs sont bons . La musique, très entrainante, est d'un autre fidèle de la Rialto, Martin Böttcher.

"Der monch mit der peitsche"
est donc un  très bon krimi qui mélange à la fois le rocambolesque (des évasions "surprenantes", un robot dirigé par un méchant invisible, un tueur encapuchonné comme un moine de l'inquisition), le sexe (oh, toutes ces jeunes collégiennes, belles comme des top models) et le burlesque (ah, ce Sir John, quel comique!!!). Une petite erreur toute fois, décelée facilement par mon oeil diaboliquement pervers et entrainé: alors que l'action est censée se dérouler en Angleterre, le volant des voitures est une fois de plus (erreur classique s'il en est!!!!) du mauvais coté!!!

 
le film est sortit en dvd, pas en francais hélas ainsi que dans le coffret n° 7 des Krimis

Par djordj - Publié dans : krimis
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Jeudi 2 juillet 2009


Un merveilleux parfum d'oseille, 1969, réalisé par Rinaldo Bassi (France), avec Françoise Rosay (Louise de Kerfuntel), Hélène Dieudonnée (Louise de Kerfuntel), Francis Blanche (Loic de Kerfuntel), Yves Rénier (Yves de Kerfuntel), Patrick Préjean (Hervé de Kerfuntel), Jean Carmet (Karl de Kerfuntel), Noel Roquevert (Guillaume de Kerfuntel), Catherine Jourdan (Marianne), Michel Serrault (Commissaire Le Gac), Jacques Duffilho (Job, le valet), Michel Galabru (le notaire). Le jeune baron Yves de Kerfunkel vient d'apprendre la mort d'un de ses oncles éloignés. Il se rend donc sans tarder (tout en démissionant de son poste de bureaucrate), au chateau familial, afin d'assister aux obsèques de cet oncle qui (pense t'il) lui lègue toute sa fortune. Quelle n'est point alors sa déception de constater que d' autres héritiers sont aussi présents pour l'ouverture du testament. Plus grande et amère l'est elle encore, sa déception, lorsqu'il apprend que c'est d'abord sa tantine Louise de Kerfunkel, soeur du défunt, qui héritera en premier, lui n'arrivant qu'en 7è sur la liste... Ce qui fit déborder le vase, c'est lorsque la tante Louise, annonça le soir à table, qu'elle allait désormais mener grande vie et dépenser TOUS ses sous à la roulette et au Black Jack! La décision du Baronet est immédiatement prise: il lui apparait comme vital d'aider toute cette joyeuse clique d'héritier à passer l'arme à gauche avant que ce "maudit" héritage ne soit complètement dilapidé par eux.

Ok, Ok, je sais ce n'est pas un giallo !!! Mais peu s'en faut. Après tout, il aurait été réalisé en Italie avec des acteurs italiens, aurait été traité sur le mode tragique et non comique et on l'aurait classé de suite dans la catégorie qui nous intéresse, non? Car tout est la: un héritage, des héritiers, un meurtrier qui fait passer tout le monde à la trappe, de façon fort originale en plus... Alors pourquoi bouder son plaisir ? Cela ne coute rien de parler du film, qui reste (dans mon souvenir, car malheureusement on ne le voit plus guère à la télé et il est introuvable en vidéo), un petit chef d'oeuvre d'humour noir typique des années 60. Les plus "grands" comédiens (comiques) français sont réunis pour la circonstance: Françoise Rosay (qui après le succès de "Faut pas prendre les enfants du bon Deu..." entamait une troisième carrière, comique cette fois-ci), Hélène Dieudonnée, la "mamie gateau" (mais pas gateuse) du cinéma français, Francis Blanche, Jean Carmet, Noel Roquevert,  Michel Galabru, Jacques Dufilho et  Michel Serrault que l'on ne présentent plus... Plus un petit nouveau (qui avait déja joué quand même dans "Les cracks" et "Le cerveau" avec Bourvil, "Le tatoué" avec Gabin et De Funès" ou "Clérambard" avec Noiret", excusez du peu) qui fera une honorable carrière dans le comique, un certain Patrick Préjean. Ajoutez a cela le beau gosse de service, le commissaire Yves Rénier - Moulin en personne, qui tentait après une belle persée à la télévision ("Belphégore", "Les globbe-trotters") de se faire un nom au cinéma. Bon, ok on a aussi Catherine Jourdan, qui n'est peut-être pas l'actrice Française la plus comique à laquelle on aurait pu penser, mais bon, elle n'a pas un énorme rôle (quoi que...). Bon, revenons à nos moutons, ou plutôt à nos macchabés.  Chacun d'entre eux va mourir d'une manière fort originale: la première, bien sur, sera Francçoise Rosay , qui verra les freins de son fauteuil roulant éléctrique être sabotés et qui finira donc noyée dans le bassin du chateua. La pauvre Hélène Dieudonnée, qui a le coeur fragile, devait trépasser avec l'aide d'un fantôme fantôche, mais c'est une peluche géante qui l'aidera à voir les anges. Noël Roquevert, en savant fou, finira en fumée, Francis Blanche en historien déjanté, passionné de Moyen-age, finira... sous un rouleau compresseur tantdis que Jean Carmet finira sous les sabots, non pas d'Hélène (qui est déja morte, on suit un peu !!!) mais de son cheval. Tout cela bien sur sous le regard hagard de ce pauvre Michel Serrault, inspecteur de police pas très doué pour résoudre les crimes à répétition. Et dans la bonne humeur bien sur, car le film ne se prend pas une minute au sérieux et permet à tout ce joli petit monde de cabotiner à souhaits... Je tairais la fin (à rebondissement quand même) et ne trahirais l'esprit du film, que pour dire qu'il n'y a peut etre pas qu'un assassin (voyez, cela aurait pu faire un bon giallo...). En tout cas, si vous avez l'occasion de le voir (ou le revoir), n'hésitez pas, vous passerez de délicieux moments...

Par djordj - Publié dans : critiques de films
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Jeudi 2 juillet 2009

Das Indische tuch , 1963, réalisé par Alfred Vohrer (Allemagne), avec: Heinz Drache (Frank Tanner), Corny Collins (Isla Harris), Klaus Kinski (Peter Ross), Gisela Uhlen (Madame Tilling), Hans Nielsen (Monsieur Tilling), Siegfried Schurenberg (Sir Henry Hockbridge), Richard Hausler (Docteur Amersham), Hans Clarin (Lord Howard Lebanon), Alexander Engel (le révérend Hastings), Ady Berber (Chiko), Eddi Arent Richard Bonwit), Elizabeth Flickenschild (Lady Lebanon). Lord Lebanon est riche, avare, vieux mais en bonne santé... Ses hértiers attendent tous avec impatience qu'il décède afin de toucher l'héritage, mais le vieux s'accroche  la vie. Et ce qui devait arriver, arriva, Lord Lebanon est mystérieusement retrouvé étranglé dans son bureau. Les héritiers se retrouvent donc assemblés devant son avoué,Franz Tanner, qui doit leur lire le testament de feu lord Lebanon. Sachant à quel point sa femme, son fils, ses neveux et autres cousins sont avares et attendent impatiemment de toucher leur part d'héritage, le défunt a bien stipulé qu'ils doivent passer une semaine ensemble dans son chateau avant de toucher leur part du gateau. Au cas ou l'un d'entre eux viendrait à décéder, sa part serait redistribuée aux autres héritiers, et ainsi de suite jusqu'au dernier survivant. Et bien évidement, un tueur mystérieux a décidé d'éliminier un par chacun des ayant droits.


Voici donc un pur Krimi en bonne et due forme. On retrouve ici tous les habitués de ces adaptations des pièces,et romans d'Edgar Wallace, toujours produits par la firme cinématographique allemande  Rialto au début des années 60. Heinz Drache dans le rôle du détective amateur (ici clerc de notaire) et son pendant comique Eddie ZArent qui joue le valet très "british" (c'est à dire avec juste cette petite pointe de cynisme idéale dans les moments les plus inatendus), qui enlève un couvert de la table après chaque assassinat..

Elisabeth Flickenschildt reprend un rôle qu'elle joue à la perfection, celui de la Lady froide et imperturbable, propriétaire (par feu son époux) du manoir ou se déroule les crimes. A la mise en scène, Alfred Vohrer, spécialiste désormais des Krimis. Le scénario reprend les grands thèmes chers à Edgar Wallace: un manoir isolé, dix, non pas petits nègres, mais héritiers, qui vont tous disparaitre les uns après les autres. Les personnages ont tous des mobiles pour tuer les autres: le cousin américain qui a fait faillitte, le batard, artiste scukpteur et héroïnomane (génial kinski), le fils de Lady Lebanon, qui semble légèrement demeuré et qui ne sait que jouer du piano toute la journée, ou sa mère, posséssive et incesteuse. A moins que ce ne soit le jardinier, un être aussi bourru que costaud et qui aurait très bien pu étrangler Lord Lebanon avec cette écharpe indienne et qui serait le coupable idéal si on ne le retrouvait pas étranglé lui aussi... Car le réalisateur s'amuse à chaque instant à nous lancer sur des fausses pistes sans jamais en fait nous éloigner vraiment de la vérité. Le coupable est la, et pour peu que l'on soit attentif, on peut découvrir son identité très rapidement. Il suffit de ne pas se perdre dans les dédales du chateau, dans les multiples cachettes et autres passages souterrains qui serpentent derière les murs du manoir. Si jamais un film réussit à démontrer à quel point le Krimi inspira la giallo, "Das Induiche tuch" est un de ceux là.

Il y aura quatre autres versions adaptées, deux pour la télévision britanique, (la première en 1938, la seconde en 1983) et deux autres pour le cinéma, la première réalisée en1932, par le réalisateur britanique T.Hayes Hunter et l'autre en  1940, réalisée par l'américain George King .
 
Le film existe en DVD (allemand sous titre anglais, ou comme le mien en italien seulement) et dans le coffret  N°4 de la série des Krimis

 

Par djordj - Publié dans : krimis
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Mardi 23 juin 2009

 


Vertige pour un tueur, 1970, réalisé par Jean-Pierre Desagnat (France/Italie), avec Sylva Koscina (Sylvie), Marcel Bozzuffi (Marc Régent), Alan Scott (le mari de Sylvie), Michel Constantin (René), Jacques Castelot (Mario), Robert Dalban (Juan), Michel Bedetti (Francis), Marc Casso (Philippe), Jean Lucianni (Barcus), Guy di Rigo (1er tueur), Daniel Moosman (Antoine). Charles Barcus a beau essayer de se faire passer pour un respectable homme d'affaires, ce n'est rien moins qu'un impitoyable mafioso. Il vient de charger Marc, un de ses tueurs à gages, de supprimer un certain René, qui commence à le géner dans ses affaires. Mais ce qu'il ne sait pas c'est que Marc et René sont amis. Bien évidement, Marc ne supprime pas René (tout en essayant de le faire croire lors d'une tentative en plein Paris)et est obligé de s'enfuir de Paris pour la côte d'Azur, avec les hommes de main de Barcus à ses trousses.Voulant prendre l'avion à Nice en direction de l'Amérique du Sud (ou l'attend René), il est est repéré par ses poursuivant et ne doit son salut qu'à l'arrivée inopinée de Sylvie, qui vient d'amener son mari à l'avion, et qui le ramène chez elle, dans sa superbe villa, totalement isolée dans les hauteurs de l'arrière pays. Mais ce Marc ne sait pas, c'est qu'en fait Sylvie, ayant reconnu sa photo sur le journal du jour, a échafaudé un plan particulièrement machiavélique ou Marc endosserait le meurtre de l'associé de son mari, associé bien évidement tué par ce dernier. Hélas pour Sylvie, Marc ne tombra pas dans le piège tendu par elle et son mari et , sans le vouloir, les tuera tous les deux. Gravement bléssé, il retrouvera Bracus et ses hommes à la porte d'une clinique privée ou il tentait de se faire soigner.

Pur hasard, ce matin en regardant la télé, (sur la chaine "ACTION") je suis tombé sur ce petit "policier" dont je n'avais jamais entendu parler. De quoi donc éveiller ma curiosité surout qu'il y avait Sylva Koscina en vedette. Quelle ne fut pas mas stupéfaction donc de regarder un film qui aurait pu très bien, s'il avait été mieux "écrit", être un parfait petit giallo.Car, à première vue, certains pourraient ne voir  dans ce film que l’histoire, somme toute banale, d’un tueur à gages qui n'a pas rempli son contrat et qui est traqué par un chef de la maffia avec quelques fusillades et une ou deux poursuites,  en partie sur la Côte d'Azur. Mais il y a dans ce film tout une partie complètement Giallesque (en fait du pur psycho giallo),  toute celle avec Sylva Koscina (Giallo Queen s’il en fut). En effet, Marcel Bozzuffi rencontre, dans le 2è tiers du film, Sylva Koscina, qui vient d'amener son mari à l'avion. Il est traqué par les hommes de main de Barcus et profite que la belle lui fasse du "rentre dedans" et possède une voiture (une splendide Bentley), pour pouvoir échapper à ses poursuivants. Le voila donc dans la superbe propriété de la bourgeoise en question, ou il pense être tiré d'affaire. mais quand on a pas de chance, on a pas de chance. Sylva, qui est moins blonde qu'elle n'en a l'air, n'a pas "dragué"  en effet notre Bozzuffi uniquement pour une partie de jambes en l'air. Que nenni. Elle l'a attiré dans sa toile venimeuse uniquement pour mieux le perdre... Car son mari vient de tuer son asssocié qui menaçait de les ruiner et elle veut faire endosser le meurtre à ce truand, dont elle a vu la photo  en 1ère page à l'aéroport sur un journal. Après avoir donc tenté de le séduire, elle tente de le supprimer, sur le bateau ou est caché le cadavre de l'associé de son époux,  mais tout cela finara par se retourner contre elle et son mari. Voila donc pour la partie giallesque (ménage à trois, sordide complot, sauf que cette fois-ci le mari est de mèche avec sa femme...). La dernière partie du film retombe, un peu comme un soufflé hélas, dans le film de gangster sans grand intérêt malheureusement. Et c'est ce qui nuit un peu au film, Jean-Pierre Desagnat, réalisateur sans grand talent, ayant commis entre autre "Les charlots contre Dracula" et l'inénarrable (dont il faudra bien parler un jour quand même) "Flic de choc", n'arrivant pas à choisir qu'elle orientation donner à son film. A force de mélanger les genres, il finit donc par s'y perdre et nous avec. Marcel Bozzuffi et Sylva Koscina sont excellents, Michel Constantin fait, héas, une (trop) brève apparition tout comme le sympathique Robert Dalban.
Je ne pense pas hélas que ce film soit sortit en vidéo que ce soit en DVD ou en VHS

Par djordj - Publié dans : giallo étranger
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Samedi 20 juin 2009

... A tutte le auto della polizia... , 1975, réalisé par Mario Caiano (Italie), avec Antonio Sabato (Commissaire Fernando Solni), Enrico Maria Salerno (Chef de la police Carraro), Elio Zamuto (Professeur Giacometti), Luciana Paluzzi (Inspectrice Giovanna Nunziante), Gabriele Ferzetti (Professeur Andrea Icardi) , Ettore Manni (Enrico Tummoli), Marino Masé (Frank Hekker), Bedy Moratti (Emilia Icardi), Franco Ressel (le gynécologue). Le cadavre de la fille d'un célèbre chirurgien, Fiorellla Icardi, est retrouvé flottant sur un lac. Un certain Enrico Tummoli, propriétaire d'un restaurant et connu des services de police comme étant un voyeur invétéré est d'abord suspecté. Mais bientôt le commissaire Solni et sa collaboratrice, l'inspectrice Giovanna Nunziante, vont découvrir que la jeune fille était la victime d'un odieux réseau de pédophiles amateurs de ballets roses.

On retrouve parfois ce film dans les liste de gialli et parfois dans les listes concernant les polizieschi (Polar Urbain Italien). L'intrigue repose sur la disparition, le meurtre et l'enquète qui suit la découverte du cadavre d'une jeune fille de bonne famille (intrigue un peu similaires aux gialli "Cosa avete fatto a Solange", "Morte sospetta di una minore" et surtout l'excellent "La polzia chiede aiuto" ).

Le père et la mère ne connaissant pas grand chose à la vie de leur fille, c'est le personnel de maison qui donne les renseignements la concernant à la police. On découvre que la gamine était plus porté sur la chose qu'elle ne semblait vouloir le faire croire et qu'elle aurait été embarqué malgré elle, comme pas mal de ses copines de classe, dans un réseau de prostitution clandestine de mineures. Ca c'est le coté giallo de l'histoire, avec quelques (rares) meurtres à la clef. Coté polizieschi, on assiste au déroulement (banal) d'une enquète de police autour du meurtre. Et c'est la que le bât blesse. Car à vouloir mélanger les deux genres, le réalisateur n'a fait qu'embrouiller inutilement les choses (et le scénario avec). C'est rempli de clichés populistes complètement datés seventies (liberation des moeurs, insouciances et désinteret complet des parents pour leurs rejetons, pédophilie dans les hauts milieux bourgeois, violence policières,  flics désabusés, etc.. etc...).

Le casting (quelques vieilles gloires légèrement has been, dont deux ont même joué dans la série "James Bond" - Gabriele  Ferzetti dans "Au service secret de sa majesté" et Luciana Paluzzi dans "Opération tonnerre" ) n'arrange rien, chacun semblant se désinteresser à la fois du scénario et des dialogues qui sont d'une rare stupidité.
 
Bref, pour comparer avec nos productions franchouillettes, même si le film n'est pas aussi mauvais que nos "Police des Moeurs" et autre "Brigade mondaine", je ne peux quand même pas le nier,  c'est à peine mieux que notre Giallo Calendos  "Flics de choc", qui on s'en souvient tous est loin d'être un chef d'oeuvre ...
 
Le film existe en DVD italien et fait aussi partie d'un coffret comportant aussi les films: "La Polizia sta a guardare" de Roberto Infascelli, "La polizia ordina: sparate a vista" de Giulio Giuseppe Negri et  "La Polizia chiede aiuto" de Massimo Dallamano.

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Par djordj - Publié dans : critiques de films
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Dimanche 14 juin 2009

 Fear in the night (Sueur froide dans la nuit),1972, réalisé par Jimmy Sangster (Angleterre), avec Peter Cushing (Michael Carmichael), Judy Geeson (Peggy Heller), Joan Collins (Molly Carmichael), Ralph Bates (Robert Heller), James Cossins  (le docteur), Gillian Lind (Madame Beamish), Brian Grellis (1er policier), John Bown (2è policier). Robert Heller vient d'épouser la jeune et jolie Peggy, qu'il a rencontré 4 mois plus tôt. La jeune femme est fragile nerveusement car elle sort d'une longue et pénible dépression nerveuse. Le jeune couple doit partir habiter sur le lieu de travail de Robert, une école privée tenue par Michael Carmichael et sa femme Molly. Juste avant de quitter la pension ou elle réside, Peggy se fait attaquer dans sa salle de bain par un mystérieux individu. Avant de s'évanouir, la pauvrette a juste le temps de voir que son agresseur possède un  bras articulé, qu'elle réussit à lui arracher. Sa logeuse, Madame Beamish, et le docteur appellé par cette dernière, ne croient pas à la thèse de l'agression mais plutot que la jeune femme n'est pas encore tout à fait remise de sa dépression nerveuse, car rien dans l'appartement de Peggy ne semble avoir été dérangé et on ne trouve aucune trace de la prothèse mécanique. Alors qu'elle vient à peine de s'installer dans sa nouvelle demeure, elle se fait de nouveau agresser, chez elle, par le mystérieux infirme, qui tente une fois de plus de l'étrangler. Robert, qui l'a découvert inanimée, semble lui non plus ne pas croire à une agression mais impute plutôt l'évanouissement de sa femme à un gros état de surmenage du au déménagement.  En visitant l'école, Peggy fait la connaissance du directeur de l'école, Michael Carmichael, qui. Elle est intriguée de voir qu'aucun élève ne semble habiter les lieux mais impute cela aux vacances scolaires en cours. Malgré tout, elle trouve le comportement de Carmichael assez étrange. Le lendemain, Peggy rencontre Molly la femme de Carmichael, qui est bien plus jeune que son mari. Le contact entre les deux femmes est d'autant plus froid que Peggy pense que Molly est attirée par son mari, bien que ce dernier semble ne faire aucun cas de la femme de son employeur. Devant s'absenter pour deux jours, Robert (qui ne semble toujours pas croire sa femme quant aux soi-disant agressions dont elle a été victime) laisse cependant à sa femme un fusil, dans le cas ou le soi-disant agresseur reviendrait. Alors qu'elle va se coucher, Peggy entend des bruits étranges lui parvenir du salon. Elle descend dans le salon et découvre le professeur Carmichael en train d'entrer chez elle. Et elle s'apperçoit avec stupéfaction que Carmichael possède un bras articulé. Elle lui tire dessus avant de s'évanouir. Le lendemain, lorsque Robert la retrouve inanimée dans le salon, il ne trouve pas trace du cadavre, juste une mare de sang...
 
La Hammer est beaucoup plus connue pour ses films d'horreur (Dracula, Frankenstein et autres Loup Garous) que pour ses giallo, tout le monde le sait... Attention, ce film a la couleur d'un giallo, l'odeur d'un giallo, mais ce n'est pas un giallo. Certes il possède (au départ) toutes les caractéristiques d'un beau giallo psycho: une jeune et jolie blonde légèrement dérangée (une dépression nerveuse, due à quoi? on ne saura jamais), deux amants diaboliques, un agresseur mystérieux ganté de cuir noir et une machination des plus perverses essayant de rendre encore plus folle qu'elle ne semble l'être la pauvre héroïne (je dis bien semble l'être car la pauvre héroine en question est interprétée malheureusement par la fadasse Judy Geeson dont le monde du cinéma se rapellera plus comme ayant été lla belle fille de Don Siegel que comme une bonne actrice...). Malheureusement si cela tout semblait assez interessant au départ, mais,  à l'arrivée, hélas, le résultat est loin d'être satisfaisant. Aucune (bonne) idée n'est développée.  On ne sait rien de Peggy.Ni de sa dépression, ni de sa vie antérieure aux évènements qui se déroulent. On apprends qu'elle vient d'épouser Robert, qu'elle a rencontré il y a juste 45 mois, par l'intermédiare de sa logeuse, Madame Beamish. Mais celle-ci est -elle mélée au complot? On pourrait le croire, vu qu'elle traite carrément la pauvre Peggy de folle devant le docteur? Hélas, on ne saura jamals si elle fait partie du complot car son personnage disparait assez rapidement. Joan Collins, qui incarne une fois de plus à merveille une sacrée "BITCH"  est elle aussi malheureusement sous exploitée (comme souvent, hélas!). Ses apparitions sont plus que limitées et elle n'a même aucune scène avec son "mari" Peter Cushing, alors qu'une rencontre entre ces deux "monstres sacrés" du cinéma britanique aurait été des plus palpitantes. Car ce sont vraiment les deux seuls acteurs de ce film, Ralph Bates et Judy Geeson faisant bien pâle figure à coté d'eux.

Enfin, Jim Sangster, le réalisateur, semble plus à l'aise dans les films d'horreur ( "Lust of a vampire", "Horror of Frankenstein", réalisés eux aussi pour la Hammer, avec, déja,  l'insipide Ralph Bates comme acteur principal)  que dans les huis-clos policiers. Là ou il aurait put faire un film du genre "Le limier", il ne réussit qu'à réaliser un ersatz de téléfilm insipide à peine digne d'un épisode des aventures de "l'inspecteur Barnaby". Quel dommage.

A noter: sur la couverture arrière de la jaquette du DVD espagnol, la photo n'a rien à voir avec le film...Malheureusement dans "Sueur froide dans la nuit", Joan Collins ne quitte que très rarement sa jupe en laine et son pull col roulé ! En tout cas, on ne la voit jamais en bikini...

Le film vient de sortir en DVD en France
Par djordj - Publié dans : giallo étranger
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Samedi 6 juin 2009


L’Assassino ha riservato nove poltrone, 1974, réalisé par Guiseppe Bennati, (Italie), avec  Rosanna Schiaffino (Vivian), Chris Avram (Patrick Davenant), Eva Czemerys (Rebecca Davenant), Lucretia Love (Doris), Paola Senatore (Lynn Davenant), Gaetano Russo (Duncan Foster), Janet Agren (Kim), Andrea Scotti (Albert), Howard Ross (Russell), Eduardo Filipone (l’homme mystérieux). Patrick Davenant a réuni autours de lui pour son anniversaire huit personnes (famille, amis, parasites). Son intention: faire jouer une pièce, dans un vieux théatre abandonné qu'il possède. Une pièce qui a déja été jouée il y a tout juste 100 ans par une autre troupe d'amateurs composée elle aussi de neuf amis, qui, curieusement, sont tous décédés au cours de la représentation. Il semblerait que l'histoire veuille se répéter encore une fois...

Une troupe de théatre amateur réunie dans un chateau autour du propriétaire qui veut faire jouer une pièce ou les comédiens s'étaient tous fait assassiner quelques décénies auparavant... Evidement dans le lot des comédiennes, il y a deux lesbiennes (enfin 3).. Eva Czemerys (prononcer comme cela se prononce...) et sa maitresse en titre Lucrétia Love, qui fait du rentre dedans à une autre protagoniste, sous l'oeil jaloux de sa compagne... Les deux se feront zigouiller, Lucrétia la gorge broyée par la porte d'une écurie, Eva, clouée sur une plance (elle qui voulait finir sur les planches, voila que le tueur l'a pris... homo !)

Par djordj - Publié dans : giallo gouines
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Mercredi 3 juin 2009

Jack el destripador de Londres, (Sette cadaveri per Scotland Yard), 1971, réalisé par José Luis Madrid (Espagne/Italie), avec Paul Naschy (Peter Dockerman), Patricia Loran (Lulu), Renzo Marignano (Commissaire Henry Campbell), Orchidéa de Santis (Sady Christian), Adrés Resino (Winston Darby Christian), Franco Borelli (Détective Hawkins). A Londres, un trapéziste est le suspect n°1 dans une enquète concernant un sérial killer s'attaquant aux femmes de petite vertu en pleinquartier de Soho... Le tueur s'inspire des méthodes de Jack l'éventreur.
 
Un giallo hispanique qui s'inspire de Jack l'Eventreur. L'assassin,  tout ganté de cuir noir, tue ses victimes à l'arme blanche. Elles travaillent toutes dans le milieu du sexe londonnien (prostituées, strip-teaseuses, etc...) et sont donc des proies faciles et vulnérables, dont pas grand monde ne se soucie. Il les éventre, les énucle, bref il les mutile et c'est ce qui amène l'inspecteur de Scotland-Yard à suspecter un certain  Peter Dockerman dont la femme est une des premières victimes. Peter en effet fut trapéziste dans un cirque et suite à une chute lors d'un spectacle, il est devenu boiteux.. Alors, une femme qui le trompe, des victimes mutilées, élémentaire mon cher Watson... Evidement la culpabilité de Naschy est trop évidente pour que l'on y croit un seul instant, mais le film se laisse voir agréablement. Personellement j'ai dénombré 13 cadavres (8 femmes et 5 hommes) et non pas 7, mais bon... Orchidéa de Santis est plus belle que jamais, Naschy plus cabot que toujours.

Le film existe en VHS (Italie/Espagne) et aussi en DVD (espagne et angleterre). je ne crois pas qu'il soit sortit hélas en France

Par djordj - Publié dans : giallo étranger
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Dimanche 31 mai 2009
Dans "La clinique sanglante" aussi, notre bonne bouteille de JB fait une (courte) apparition...
Par djordj - Publié dans : giallo queens
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Mercredi 27 mai 2009

Il Sesso della strega, (Anges pervers), 1973, réalisé par Angelo Pannacio (Italie), avec Susanna Levi (Susan), Jessica Dublin (Evelyn Hilton), Sergio Ferrero (le mec a Ingrid), Camille Keaton (Ann), Giovanni Petrucci (Johnny), Franco Garofalo (Tony), Donald O’Brien (inspecteur de police), Gianni Dei (Simon Boskin), Augusto Nobile (Edward), Maurizio Tanfani (Nath), Irio Fantini (l’assistant de l’inspecteur), Marzia Damon (Gloria), Simone Santo (Thomas Hilton).  Sir Thomas Hilton a réuni toute sa etite famille à son chevet. Il sait qu'il va bientôt mourir et a décidé de rassembler une dernière fois autours de lui sa fille, ses neveux et ses nièces. Qui se détestent bien sûr... Une fois sir Thomas décédé, son notaire procède à la lecture du testament: toute la petite famille devra rester au chateau durant 30 jours, y compris Simon, le secrétaire de feu sir Thomas, sous peine d'être déshérité. Si jamais l'un d'entre eux décède entre temps, sa part sera partagée avec le reste des héritiers. Sa fille, elle n'hérite de rien, car c'est non seulement une gourde mais en plus elle a failli tuer sa cousine Susan étant jeune. Donc elle peut aller se faire voir chez les grecs... Peu de temps après la lecture de cet étrange testament, la famille commence à se faire décimer par une ombre mystérieuse...

Ce film (aux accents fantastiques) ressemble plus en fait à une énigme à la Agatha Christia (Whodunit)  qu'à un véritable giallo all'italiana. Un patriarche qui décède et lègue une fortune à ses descendants qui, si ils veulent la toucher, doivent cohabiter au chateau du défunt. Un meurtrier qui assassine u à un les membres de la dite famille. Qui est-ce ? Tous ont un bon motif pour touccher plus vite la part de gateau... Voyons un peu tous ces cousins:  Evelyn, tout d'abord, la fille de sir Thomas, qui voit passer le magot sous son pif, vu que son père l'a déshérité. Puis il y a Susan, jeune artiste qui aime faire des statues "érotiques" et son petit ami Edouard (qui ne fume pas le cigare) qui est, comme par hasard, aussi son cousin. Puis il y a Ann qui semble avoir un petit faible pour le cousin Johnnny ("Johnny, oh oui Johnny, be good!!!). Son frère, Nath qui lui semble avoir le béguin pour sa soeur et est très jaloux de Johnny. Et puis, il y a Lucie, qui semble la plus discrète et la plus clean du lot. Lucie semble avoir peur deSimon (qui était le secrétaire et aussi l'amant de son oncle (qui donc était une tante!). En fait, si on s'apperçoit que malgré leur lien de parenté, tout le monde a envie de coucher avec tout le monde, il y en a quand même un (ou une) qui a décidé qu'un repos éternel ne ferait pas de mal à ses petits camarades.
C'est Johnny qui se fera défoncer la calbasse le premier. Il faudra attendre la toute dernière partie du film pour que deux autres personnes se fassent trucider. Entre temps, on aura le droit à un embrouillamini de scènes cul-cul gnan-gnan filmées par un chef opérateur non-voyant, secondé par un ingénieur du son mal-entendant (c'est ce que l'on appelle le politiquement correct?). Camille Keaton (qui est une descendante de Buster Keaton) est la seule a jouer à peu près correctement bien. Il faut dire à la décharge des autres comédiens, que Angelo Pannaccio n'est pas vraiment ce que l'on pourrait appeller un bon metteur en scène (et encore moins un bon directeur d'acteurs). Il a réalisés quelques obscurs westerns spaghettis, deux ou trois films d'épouvantes (plutôt d'épouvantables films) et une poignée de films porno dont un "Porno érotic western" qui fera date dans la culture du navet...
 Le film était sortit en VHS. Je ne sais pas ce qu'il en est pour les DVD

Par djordj - Publié dans : critiques de films
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